Le Club des Amis de l'Art Lyrique

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Visite du Théâtre des Champs-Elysées - Compte rendu

Le Théâtre des Champs-Elysées a eu  la gentillesse d'offrir à notre association une belle visite, agrémentée des commentaires  éclairés et croustillants d'Ophélie.  Ce fut un grand plaisir. 

 

Pour l'histoire complexe de la construction du  bâtiment, au début du XXème siècle,  je vous renvoie à l’article de Wikipedia  (auquel Ophélie semble  avoir pris une grande part si j'ai bien compris) et sur le   site du Théâtre.

 

Mais tout spectateur  du TCE - assidu ou pas - ne pense pas toujours à regarder de près les peintures et fresques qui ornent ce beau bâtiment.  Je souhaiterais  vous les présenter ici afin que lors de votre  prochain spectacle, vous les voyiez d'un autre oeil.

 

Dans le lobby à l'étage, des fresques de  Antoine Bourdelle. 

Les teintes des  fresques  paraissent  assez estompées. Cela est dû à la technique de peinture  "a fresco", sur mur non sec, expérimentée pour la première fois sur... du béton armé !

 

Eros et Psyché.

Encore une femme qui a voulu en savoir trop... et contempler son amant dont la beauté divine n'était pas destinée aux humbles mortels...  

 

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Léda et le  Cygne

Léda a pu contempler son amant  Zeus...  mais sous la forme d'un cygne.  Elle donnera naissance à la belle Hélène  (qu'Offenbach traitera plus tard fort judicieusement de "cocotte"...)

Rappelons que Sémélé aura moins de chance et voudra (comme Psyché) contempler son amant Zeus sous sa forme divine. Elle n'y survivra pas... Il y a des choses que nous n'avons pas le droit de connaître...

 

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La chute d'Icare

Le fils de Dédale a voulu trop se rapprocher du Soleil (et  du Divin ? Toujours la même histoire finalement !) 

Egalement un hommage aux premiers aviateurs... (nous sommes au début du XXème siècle).

 

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Persée sur  Pégase qui apporte la poésie aux  Hommes 

 

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La mort du dernier Centaure

Un très  beau mythe qui pourrait symboliser dans ce contexte le combat de l'artiste contre le monde et l'adversité, et qui meurt après avoir essayé d'atteindre l'Idéal. (Comme le fera le roi Arthus dans l'opéra de Chausson).

Le centaure Chiron était un être indompté, mais sage, savant et musicien (contrairement aux autres centaures qui représentaient plutôt la barbarie et la force brutale). Après avoir été le précepteur de nombreux héros, il sauva Prométhée (puni pour avoir donné le feu aux hommes, la Connaissance) et, faisant don de son immortalité, fusionna avec le Cosmos en devenant la constellation Centaurus, ou dans ce tableau, en  retournant  à l'état de Nature (comme Daphné).

 

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Orphée perd de nouveau Eurydice

Un des mythes les plus célèbres, et  presque le mythe fondateur de l'opéra puisqu'un les premiers  opéras mettaient déjà cette histoire en musique. 

Orphée, le  poète qui maîtrisait le pouvoir de la musique,  perd sa femme bien-aimée Eurydice. Par la magie de son chant, il parvient  à  entrer aux Enfers et  se voit accorder  le droit de ramener Eurydice  à la vie, à la condition de  ne pas se retourner sur le chemin du retour. Evidemment, la curiosité, l'envie de savoir sont trop forts et il se retourne, pour voir si son épouse le suit bien (ou bien pour essayer de percer les secrets divins  au sein des Enfers ? C'est l'explication d'origine.)

Il est puni de ce manque  de confiance et encore une fois de  son envie de savoir : sa femme retourne aux Enfers et lui ... est finalement dépecé par les Bacchantes...

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Diane chasseresse

Le  seul tableau  en mouvement. Apparemment la jeune femme qui servit de modèle était assez nerveuse et agitée !

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Dans la salle, les toiles de  Maurice Denis nous parlent de danse et d'opéra.

 

On retrouve de nombreux  personnages d'opéra.  Je vous  laisse  les  repérer (je ne les ai pas tous trouvés). 

Don Giovanni, Orphée,  Papageno, Carmen...

 

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On continue :

La Traviata, Didon et Enée,  Tristan et Iseult, Roméo et Juliette, Brünnhilde...

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Parsifal... (facile) , mais aussi Thaïs, Mélisande, Cléopâtre et Louise.  (la photo est floue, je sais... vous n'avez plus qu'à aller au TCE pour voir de plus près...)

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Un compositeur assez célèbre apparaît sur cette peinture, entouré de 10 muses  pour  ses 9 symphonies et sa Missa  Solemnis...  Un sacrilège qui a fait scandale à l'époque. Vous le voyez?

 

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Bon, représenter un compositeur idolâtré à moitié nu est une  chose, mais peindre sa propre femme dans une  position plus que suggestive, juste au dessus de sa  propre signature, cela dépasse tout de même les bornes !

 

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Et pour finir, quelques images du Théâtre sans ces  insupportables spectateurs qui gâchent les photos  :

 

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24/06/2016
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